Bienvenue sur le blog de l'Association des Amis de la Chapelle Saint-Gonery à Plougrescant, village de bord de mer dans les Côtes d'Armor.

Au centre du bourg de Plougrescant, cette chapelle classée des XII et XVe siècles attire le regard par sa flèche penchée, son vaste enclos paroissial, sa chaire à prêcher et son if multicentenaire.

A l'intérieur, elle révèle ses richesses, entre autres, une Vierge à l'Enfant en albâtre et une crédence remarquablement sculptée, toutes deux du XVIe siècle, mais surtout des peintures naïves, fin du XVe siècle, représentant des scènes de l'Ancien et du Nouveau Testament, réalisées sur la voûte de la nef.

Vous pourrez déjà avoir une idée de ces richesses en allant dans la rubrique "Visite guidée de la chapelle" ci-dessous à droite.

Pour les horaires de visite, consultez la rubrique "Visite de la chapelle : renseignements, horaires", également ci-dessous à droite.

Pour sauvegarder et valoriser ce patrimoine unique, notre Association, en plein accord avec la commune de Plougrescant, propriétaire de la chapelle, s'est fixé pour tâches d'aider à trouver les fonds pour les travaux nécessaires à sa restauration et de faire partager au plus grand nombre ce joyau de notre patrimoine par des visites guidées, des brochures, des cartes postales, etc.

Ce blog est donc le support et le prolongement de ces actions tout en permettant un suivi de l'actualité entourant cette chapelle et les activités de notre Association.

Pour nous contacter écrivez-nous à l'adresse mail : lesamisdesaintgonery@gmail.com

samedi 19 janvier 2013

Article dans OUEST FRANCE du 24 décembre 2012


La chapelle Saint-Gonéry révèle ses secrets, grâce aux travaux - Plougrescant

lundi 24 décembre 2012

Cette tête de Christ illustre le besoin urgent de préservation et de restauration des peintures.
La chapelle Saint-Gonéry, classée des XII et XV e siècles, attire le regard par son clocher penché, son vaste enclos paroissial, sa chaire à prêcher et son if multicentenaire.
À l'intérieur, elle révèle ses richesses, entre autres, une vierge à l'enfant en albâtre et une crédence remarquablement sculptée, toutes deux du XVI e siècle, mais surtout des peintures naïves, également du XVI e , représentant des scènes de l'Ancien et du Nouveau Testament, réalisées sur la voûte de la nef.
L'association des Amis de la chapelle, en plein accord avec la commune, propriétaire du monument, s'est attachée à trouver les fonds pour les travaux nécessaires à sa restauration et à faire partager au plus grand nombre ce joyau du patrimoine local.
Depuis quelques semaines, une cathédrale métallique a investi la chapelle Saint-Gonéry. Elle cercle toute la nef et se coiffe d'un plateau de métal.
L'usure du temps a fait son oeuvre
Cet échafaudage a permis aux responsables de l'association d'effectuer un voyage dans le temps puisqu'à l'ouverture de la trappe sommitale, ils ont débouché soudain au XV e siècle grâce à ce plancher, établi au ras de ces peintures seulement connues d'en bas en ce XXI e siècle : « Au-delà d'une vision rapprochée de tous les détails, on ressent une sensation de contact avec une subtile présence rémanente de ces artistes d'un autre temps. Nous ne sommes plus seulement devant leur peinture mais également bien au milieu de leur groupe et de leurs pensées qui prennent forme sur le plafond lambrissé. Les lambris sont fixés sur la poutraison qui les tient au moyen de clous désormais rouillés. Il est prévu d'en traiter les têtes au cours des travaux. La réfection de cette poutraison est un impératif vital pour l'avenir de la chapelle car la chute des lambris peints serait une perte irrémédiable. Quelques planches ont échappé à leur fixation, des trous se sont formés et on constate beaucoup de défauts de surface. »
Selon l'entreprise qui en effectuera la restauration, le nettoyage des peintures s'effectuera assez facilement car le décor n'est pas très sale. Mais l'usure du temps a fait son oeuvre sur le bois des lambris et s'est alliée à une inévitable décoloration. Sur l'ensemble des panneaux. Un gros travail de restauration est donc nécessaire pour sauvegarder l'ensemble.
Toutes ces constatations illustrent tout le travail à réaliser : réfection du support, puis restauration de peinture. Une oeuvre de longue haleine.