Bienvenue sur le blog de l'Association des Amis de la Chapelle Saint-Gonery à Plougrescant, village de bord de mer dans les Côtes d'Armor.

Au centre du bourg de Plougrescant, cette chapelle classée des XII et XVe siècles attire le regard par sa flèche penchée, son vaste enclos paroissial, sa chaire à prêcher et son if multicentenaire.

A l'intérieur, elle révèle ses richesses, entre autres, une Vierge à l'Enfant en albâtre et une crédence remarquablement sculptée, toutes deux du XVIe siècle, mais surtout des peintures naïves, fin du XVe siècle, représentant des scènes de l'Ancien et du Nouveau Testament, réalisées sur la voûte de la nef.

Vous pourrez déjà avoir une idée de ces richesses en allant dans la rubrique "Visite guidée de la chapelle" ci-dessous à droite.

Pour les horaires de visite, consultez la rubrique "Visite de la chapelle : renseignements, horaires", également ci-dessous à droite.

Pour sauvegarder et valoriser ce patrimoine unique, notre Association, en plein accord avec la commune de Plougrescant, propriétaire de la chapelle, s'est fixé pour tâches d'aider à trouver les fonds pour les travaux nécessaires à sa restauration et de faire partager au plus grand nombre ce joyau de notre patrimoine par des visites guidées, des brochures, des cartes postales, etc.

Ce blog est donc le support et le prolongement de ces actions tout en permettant un suivi de l'actualité entourant cette chapelle et les activités de notre Association.

Pour nous contacter écrivez-nous à l'adresse mail : lesamisdesaintgonery@gmail.com

samedi 19 janvier 2013

Une poulie mystérieuse et un faux autel dans notre chapelle







Dans le transept sud de notre chapelle, le visiteur est invité à lever les yeux pour admirer les sablières qui ornent le haut des murs. Son attention est généralement attirée également par la vision insolite d’une poulie suspendue à la poutre d’entrait qui traverse le transept. Les valeureux guides se doivent donc de fournir une explication aux visiteurs : ce fut d’abord l’hypothèse de la présence d’un luminaire avec la nécessité d’un mode de suspension compatible avec une facilité de remplacement des chandelles. Mais une observation plus attentive des lieux montre à la verticale de cette poulie une différence d’aménagement du sol : sur un rectangle bien délimité, le pavement présente un aspect différent des alentours. Ce serait l’indice de la suppression d’un puits existant autrefois à cet endroit (et bénéficiant de l’usage de la poulie), car un visiteur ayant des capacités de sourcier nous a affirmé la présence d’eau souterraine à cet endroit précis.











Cette interprétation s’accorde avec les souvenirs ancestraux d’anciens Plougrescantais présentant  comme une « table d’offrandes » dans le transept (et non pas comme un autel) ce qui figure sur la photo ci-dessous. L’usage de la table d’offrandes était très répandu depuis les temps primitifs du christianisme et pratiqué aussi dans le judaïsme, cette table était alors connue sous le nom latin « oblationarium », la définition de cette table mentionne bien la distinction à faire avec l’autel, destiné exclusivement à la célébration de l’Eucharistie. Les fidèles y déposaient leurs offrandes, généralement en nourriture, celles-ci étant destinées d’abord aux besoins du clergé de la paroisse, ensuite les pauvres de la paroisse pouvaient disposer du reste, et utiliser le puits pour prendre de l’eau. Selon les anciens, il leur était même possible (hors offices bien sûr) d’utiliser cette table pour y prendre un repas, on peut voir ici une séduisante allusion au symbolisme du repas eucharistique. La tradition généralement admise sur l’usage en Bretagne de la table d’offrandes est moins pittoresque : les dons y étaient déposés à l’occasion de la grand-messe dominicale, à l’issue de l’Office le clergé prélevait sa part pour sa subsistance et le reste était alors vendu aux enchères au bénéfice de la paroisse et de ses œuvres charitables.