Bienvenue sur le blog de l'Association des Amis de la Chapelle Saint-Gonery à Plougrescant, village de bord de mer dans les Côtes d'Armor.

Au centre du bourg de Plougrescant, cette chapelle classée des XII et XVe siècles attire le regard par sa flèche penchée, son vaste enclos paroissial, sa chaire à prêcher et son if multicentenaire.

A l'intérieur, elle révèle ses richesses, entre autres, une Vierge à l'Enfant en albâtre et une crédence remarquablement sculptée, toutes deux du XVIe siècle, mais surtout des peintures naïves, fin du XVe siècle, représentant des scènes de l'Ancien et du Nouveau Testament, réalisées sur la voûte de la nef.

Vous pourrez déjà avoir une idée de ces richesses en allant dans la rubrique "Visite guidée de la chapelle" ci-dessous à droite.

Pour les horaires de visite, consultez la rubrique "Visite de la chapelle : renseignements, horaires", également ci-dessous à droite.

Pour sauvegarder et valoriser ce patrimoine unique, notre Association, en plein accord avec la commune de Plougrescant, propriétaire de la chapelle, s'est fixé pour tâches d'aider à trouver les fonds pour les travaux nécessaires à sa restauration et de faire partager au plus grand nombre ce joyau de notre patrimoine par des visites guidées, des brochures, des cartes postales, etc.

Ce blog est donc le support et le prolongement de ces actions tout en permettant un suivi de l'actualité entourant cette chapelle et les activités de notre Association.

Pour nous contacter écrivez-nous à l'adresse mail : lesamisdesaintgonery@gmail.com

vendredi 22 septembre 2017

Diaporama des travaux réalisés dans la chapelle depuis janvier 2017.


Un diaporama, projeté à l’Assemblée Générale 2017, a présenté tout le déroulement de la dernière tranche de restauration depuis la reprise des travaux le 24/10/2016 jusqu’à fin juillet 2017. 
Le 16 novembre 2016, nous avions présenté sur notre blog, un diaporama (toujours consultable aujourd'hui) des travaux réalisés en 2016, avec les commentaires correspondants
Les photos 1 à 20 du nouveau diaporama étant celles déjà précédemment présentées, nous ne vous présenterons donc ici que le reportage photo des travaux à partir de janvier 2017.
On peut toutefois accéder à un diaporama complet des travaux 2016-2017 en format Powerpoint avec les commentaires en cliquant sur le lien suivant :
https://www.dropbox.com/sh/9vzfkp9ttu2d3ki/AABdsRjulm43KhIP_Cq3HHsaa?dl=0




Sur la photo No 21, c’est la reprise des travaux avec l’arrivée de l’entreprise de maçonnerie Beaufils, en date du 14 janvier 2017 ; sous les vieilles estrades en bois qui ont été enlevées, il y avait un monticule de terre recouvrant un sol en terre battue, non dallé. Il fallait donc procéder à un décaissement suivi de la pose du « hérisson » (couche de gravier), prélude indispensable à la pose d’une nécessaire dalle en béton de chaux.


Au cours du décaissement, il a été trouvé un certain nombre d’ossements dans cette terre, ceci se produit très souvent lors de travaux à l’intérieur des églises ou chapelles car les inhumations y furent fréquentes jusqu’au milieu du XVIIIe siècle. Recueillis dans un linge, ils ont été placés près d’un bloc de pierre et inhumés désormais sous la dalle maintenant mise en place (No 22). 



Sur le No 23, les maçons débarrassent les murs des vieux joints entre les pierres, chose faite en Nos 24 et 25 dans le chœur et le transept Nord ; en No 26, la cloison provisoire destinée à isoler le chantier de la nef commence à être mise en place.







De nouveaux joints à la chaux ont maintenant remplacé les anciens au ciment, en No 27 un enduit à la chaux a été mis en place dans le chœur et recevra ensuite 3 couches de badigeon.



No 28 : dans le transept Sud, le grand meuble crédence écarté du mur a fait place aux échafaudages et reçu un emballage de protection. Le rejointoiement est en cours, il est même terminé sur le mur à gauche où une première couche d’enduit a été posée. En No 29, une vue inédite de la sacristie : le rejointoiement des pierres et un bel enduit ont complètement remédié à la grande dégradation antérieure de ses murs. Un faux plafond de lattes de bois viendra chapeauter la pièce.





La sacristie avait auparavant été vidée de son contenu, notamment des éléments en plomb posés autrefois sur la flèche inclinée et déposés pour des raisons de surcharge pondérale lors d’importants travaux dont elle a fait l’objet vers 1958. Visibles sur les cartes postales anciennes, il s’agit de 8 pinacles posés verticalement au niveau de chaque gargouilles et aussi de 8 beaux motifs figurant 2 paons face à face et buvant dans le même vase (Nos 30 et 31, photomontage en No 32, carte postale ancienne 32A).
32

Carte postale ancienne

En No 33, la pose d’une couche de badigeon est en cours dans les 2 transepts. En No 34, on peut voir que cette pose est terminée dans le transept Sud
Les cartes postales anciennes en Nos 35 et 36 nous rappellent qu’au début du XXe siècle les murs de la chapelle étaient entièrement couverts d’un enduit (et c’était aussi une pratique générale dans les époques antérieures). Il était décoré ici de l’hermine bretonne, cet enduit en mauvais état fut enlevé ensuite au cours du siècle et fit place aux pierres apparentes en vogue à l’époque. En No 36, on remarque aussi la présence de la crédence alors dans la nef. On voit aussi dans les petites niches en bas du retable la présence bien réelle (signalée par un ovale rouge) des 2 petites statues de l’évêque et de St Jude. En No 37 : le portrait de Guillaume du Halegoët († en 1602), évêque de Tréguier au XVIe siècle.
En No 38 : son tombeau entièrement protégé par une coque en bois avant le début des travaux, il est maintenant partiellement dégagé de cette protection (No 39). On aperçoit sur cette diapo la dalle en béton de chaux qui recevra les estrades neuves.

Sur la diapo No 40, on constate que l’alimentation électrique en provenance du mur du fond passe entre le mur et le tombeau. Les câbles passent tous dans cet espace étroit, leur enfouissement dans le sol a nécessité le soulèvement de la grande dalle visible au premier plan, découvrant ainsi l’accès à la crypte située sous le tombeau. Sur les Nos 41 et 42 : vue sur les 2 barres en fer supportant en partie la dalle de fermeture, vue également des marches de pierre descendant à la crypte.  


En Nos 43 et 44 : vue de la belle voûte en pierre , son bel aspect correspond bien au récit que fit l’abbé Yves-Marie Lucas après y être descendu en 1885. Il avait vu, placé sur les 3 barres de fer transversales, le cercueil (vermoulu) de l’évêque, mais ce cercueil n’y est plus. On distingue quelques ossements sur le sol dallé, nous les recueillerons dans une boite fabriquée à cet effet et que nous laisserons dans cette crypte. En Nos 45 et 46: Simple effet de hasard ou bien réalité de la présence d’un dessin ? il semble apparaître le profil d’un visage dessiné au fond de la crypte.


Du No 47 au No 49 : un événement survenu sur le site de la Vallée des Saints peu avant l’AG ; l’arrivée de Ste-Éliboubane, mère de St-Gonéry, sculpture réalisée par David Puech. Elle représente St-Gonéry rendant visite à sa mère sur l’île Loaven.