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Bienvenue sur le blog de l'Association des Amis de la Chapelle Saint-Gonery à Plougrescant, village de bord de mer dans les Côtes d'Armor.

Au centre du bourg de Plougrescant, cette chapelle classée des XII et XVe siècles attire le regard par sa flèche penchée, son vaste enclos paroissial, sa chaire à prêcher et son if multicentenaire.

A l'intérieur, elle révèle ses richesses, entre autres, une Vierge à l'Enfant en albâtre et une crédence remarquablement sculptée, toutes deux du XVIe siècle, mais surtout des peintures naïves, fin du XVe siècle, représentant des scènes de l'Ancien et du Nouveau Testament, réalisées sur la voûte de la nef.

Vous pourrez déjà avoir une idée de ces richesses en allant dans la rubrique "Visite guidée de la chapelle" ci-dessous à droite.

Pour les horaires de visite, consultez la rubrique "Visite de la chapelle : renseignements, horaires", également ci-dessous à droite.

Pour sauvegarder et valoriser ce patrimoine unique, notre association, en plein accord avec la commune de Plougrescant, propriétaire de la chapelle, s'est fixé pour tâches d'aider à trouver les fonds pour les travaux nécessaires à sa restauration ou à sa conservation en l'état et de faire partager au plus grand nombre ce joyau de notre patrimoine par des visites guidées, des brochures (consultez la rubrique "Brochure explicative illustrée", ci-dessous à droite) , des cartes postales ou des manifestations culturelles.

Notre association propose en effet également des concerts dans la chapelle car son cadre magnifique et son excellente acoustique sont en effet tout à fait propices à ces manifestations.

Ce blog est donc le support et le prolongement de ces actions tout en permettant un suivi de l'actualité entourant cette chapelle et les activités de notre Association.

Si vous souhaitez soutenir notre action en faveur de la chapelle vous pouvez adhérer à notre association comme indiqué à la rubrique "Adhérer à l'Association des Amis de la Chapelle Saint-Gonéry" ci-dessous à droite.

Pour nous contacter écrivez-nous à l'adresse mail : lesamisdesaintgonery@gmail.com

jeudi 1 mars 2012

17 février 2012 : réunion de présentation de notre brochure sur la chapelle Saint Gonéry.

La réunion de présentation de notre brochure sur la chapelle Saint Gonéry, organisée par notre association à la mairie de Plougrescant, a été un vrai succès et a réuni environ cent vingt personnes, essentiellement des plougrescantais compte tenu de la période.
Monsieur le Maire de Plougrescant, Roger Kerambrun, a tenu à venir lui-même nous encourager à cette occasion et a souligné l'effort financier important ( 315000 € sur cinq ans ) que la commune allait consacrer pour participer au coût des travaux de restauration de la chapelle , ce dont nous ne pouvons que nous réjouir.

Plus de 100 exemplaires en ont été achetés par les participants et un nouveau tirage de 200 exemplaires brochés va être effectué pour satisfaire les nombreuses demandes.
Cette brochure sera désormais en vente, à partir du 10 mars, chez certains commerçants de Plougrescant, à l'Office du Tourisme ou auprès des membres du bureau de l'association au prix de 13€.
Elle vous est présentée sur ce même blog dans un deuxième article publié à la suite de celui-ci.

Nous vous présentons ci-dessous quelques photos de la réunion du 17 février et les articles de presse d'Ouest France et du Trégor des 19 et 23 février 2012 la relatant :


Le président présente notre brochure à coté de Monsieur le Maire


La vente des brochures






La brochure

L'article d'Ouest France du 19/02/2012

L'article du Trégor paru le 23/02/2012



Notre brochure sur la chapelle Saint Gonéry : préface, première de couverture, sommaire.

Pour vous présenter notre brochure nous en publions ci-dessous la préface explicative, la première de couverture, le sommaire de ses 92 pages et un aperçu de quelques pages :


PRÉFACE

Cet opuscule est l'aboutissement de l'année de travail d'une petite équipe de passionnés (artisans, enseignants, ingénieurs...) membres de l'Association des Amis de Saint-Gonéry, dont le but principal est de faire connaître notre belle chapelle et de contribuer à sa prochaine restauration par une action collective. 
Un mouvement enthousiaste se dessine en France et dans le Trégor en faveur du sauvetage des monuments anciens et particulièrement des vieilles chapelles, si nombreuses dans notre région.
Le vif intérêt de nos nombreux visiteurs, 7500 depuis juillet 2010, montre d'ailleurs clairement que l'art populaire de nos clochers (surtout quand ils sont penchés!) et l'Histoire de notre Trégor, sont encore des valeurs  sûres.
Nous croyons que la beauté a un sens spirituel, et nous sommes émus en pensant à ceux qui ont buriné le dur granit.
Ce livre n'est pas exhaustif car nous n'y travaillons que depuis la création de notre Association pendant l'été 2010, et nous envisageons de le compléter périodiquement, car de nouvelles informations nous parviennent régulièrement.
Nous avons cependant essayé, tout au long de ses 92 pages, d'aborder tous les points de la construction, de la décoration, de l'environnement et de l'histoire de l'édifice ainsi que de la vie de son saint patron.
Nos sources proviennent des nombreux ouvrages  (voir la bibliographie)et des nombreux documents consultés dans  différentes archives.
Des universitaires et des amateurs éclairés, dont certains parmi les visiteurs, nous ont précisé certains points. Des Associations savantes telles que l'ARSSAT (Association pour la Recherche et la Sauvegarde des Sites Archéologiques du Trégor), ou la SPREV (Association Régionale de Sauvegarde du Patrimoine Religieux en Vie), nous ont apporté leur compétence. Et même quelques anciens du village nous ont prêté des documents ou dévoilé leurs souvenirs. Nous les en remercions chaleureusement et collectivement, car ils sont trop nombreux et parfois anonymes, pour que nous le fassions individuellement.
Nous le répétons, le temps a été limité pour rédiger cet ouvrage, en outre nous ne sommes pas des spécialistes, mais seulement des amateurs passionnés, enfin la biographie des personnages tels que saint Gonéry comporte des incertitudes, de même que l'histoire de sa chapelle.
Aussi est-il inévitable que l'ouvrage comporte quelques omissions ou  erreurs, qu'on veuille  bien nous en excuser, et  nous apprécierions même toutes remarques à ce sujet.
Le produit de la vente de cet opuscule sera entièrement affecté à l'Association et donc finalement, à contribuer au financement de la restauration de la chapelle, en complément de la DRAC (Monuments historiques), de la Région, de la Commune de Plougrescant et de la Fondation du Patrimoine. De nombreux donateurs participent également à notre œuvre, qu'ils soient assurés de notre vive reconnaissance.
L’Association des amis de la chapelle Saint-Gonéry
40 Hent Saint-Gonéry 22820 Plougrescant


COUVERTURE





SOMMAIRE






































APERÇU  DE QUELQUES PAGES

 




dimanche 12 février 2012

Les journaux Le Trégor et Ouest France présentent notre nouvelle brochure sur la chapelle.

Les journaux Le Trégor et Ouest France publient chacun un article, daté du 11 février 2012, consacré à l’évènement que représente la parution attendue d'une véritable brochure sur notre chapelle grâce au travail intense d'une équipe de passionnés au sein de notre association.
Voici ces articles, d'abord celui du Trégor, puis celui d'Ouest France :



jeudi 9 février 2012

Récit d’un Pardon de Saint Gonéry à Plougrescant en 1892


Samedi soir, 23 juillet. – Neuf heures. Les cloches sonnent. La grande Eglise Neuve n’a pas un cierge allumé ; seule, la lampe du sanctuaire clignote, lueur rougeâtre, comme un œil épouvanté. Dans la nuit grise du chœur, les prêtres silencieux se groupent et, le long de la nef, se croisent en chuchotant des fantômes de fidèles. Les cloches, par larges vibrations, frappent l’air de grands coups d’ailes comme pour de hautes envolées. Dans la fenêtre du clocher, doucement se meurent les lueurs dernières du couchant, et, sur ses deux étroites baies jumelles encore lumineuses, deux cordes noires se détachent, où sont pendus, couple étrange, le sonneur et la sonneuse. Les voilà qui se dressent, les bras tendus effroyablement par on ne sait quoi qui les attire là-haut. Les deux silhouettes maigres se profilent, longues, longues, douloureusement. Les voilà qui se resserrent et se replient, et se rapetissent et s’affaissent, et maintenant disparaissent, masquées par la balustrade de la tribune. Et les voilà qui remontent, fantastiquement effilées, si maigres, si longues, encore tirées par ce qu’on ne voit pas. En haut, en bas, disputées par les forces invisibles, elles montent et descendent ainsi, les pauvres ombres, toujours.
La croix se dresse dans le chœur. Les petits choristes rouges et violets l’entourent ; les prêtres et les moines se mettent en marche vers la Vieille Eglise du Saint, dont la cloche grêle tinte comme un rappel triste d’aimer encore ce qui n’est plus. La nuit du ciel est toute bleue, sans étoiles. Les étoiles sont sur la terre, cette nuit : cierges qui scintillent en avant, parmi les croix et les bannières ; chandelles de cire aux petites fenêtres du bourg et, là-bas, dans le bois de saint Gonéri, autour de sa chapelle, à tous les arbres, verres et lanternes pendus, éclairant l’ombre verte d’une allégresse de couleurs.
La Chapelle n’est que lumières et que feuillages et que fleurs. Cà et là pourtant ses murs blancs semés d’hermines apparaissent et, tout là-haut, sur ses arceaux de bois, l’histoire de la Rédemption du monde s’offre aux regards, très naïvement peinte.
L’autel est rayonnant, mais sous la voûte du clocher resplendit bien plus encore le triomphe de la Sainteté. Parmi les palmes vertes et les guirlandes de fleurs, deux reliquaires d’or étincellent à la lueur des cierges ; dans l’un, de longs ossements gris ; dans l’autre, le chef très vénérable du Saint, sommé d’une impériale couronne d’or. Le sol est jonché de branchages ; en avant des précieuses reliques, en pleine lumière, deux statues de bois peint couvertes d’étoffes précieuses : à droite, saint Gonéri, la crosse en main, vêtu d’une chasuble de soie sur une aube brodée ; à gauche, sainte Eliboubane, sa mère, en duchesse, couronne au front, dans une robe de velours bleu que recouvre un voile de tulle parsemé d’étoiles d’or. Au fond, dans le mystère de l’ombre, le tombeau du Saint et l’auge de granit qui fut son bateau vers l’Armor, allongent leurs formes grises.
Le cantique éclate à la gloire des deux Saints, les femmes seules chantant le couplet, toute la foule répétant le refrain.

Koneri ha Liboubana
Ni ho salud bepred gant joa
Abeurz Doue reit d’imp bennoz
Ha gras da vond d’ar baradoz.


Et la procession reprend sa marche, sous le ciel bleu dont les étoiles sont tombées sur la terre, en l’honneur des Saints de Plougrescant. Et par les petits chemins que bornent de hauts talus couronnés d’ajoncs, elle va serrant ses files lentes de croix, de bannières, de cierges et de statues. Derrière, la foule est comme un océan noir que moutonnent des vagues de coiffes blanches. Sur les talus, des deux côtés, des têtes, rien que des têtes aux yeux extasiés, aux lèvres murmurantes ! Et ces regards anxieux et ces prières émues, dans la nuit, semblent monter d’un Purgatoire dont les âmes implorent les joies Paradisiaques. Et le cantique, disant le rêve des pauvres âmes, joyeux et douloureux, emplit l’air d’une immense clameur d’espoir :

Abeurz Doue reit d’imp bennoz
Ha gras da vond d’ar Baradoz!


Le Purgatoire ! C’est lui, ce petit champ du Kélen où la procession s’arrête, borné aussi de hauts talus, entouré de ces têtes pâles, plein de cette foule noire aux ailes de coiffes blanches. Des chants latins retentissent, des lueurs hésitantes courent, des étincelles s’éparpillent dans la nuit bleue, des gerbes de lumières s’entrouvrent, des étoiles montent dans le ciel comme des âmes enfin délivrées. Des deux côtés flambent d’immenses brasiers dont les langues de feu s’allongent et s’envolent, agitant d’une danse fantastique cette immobilité, éclairant d’une lumière terrible la foule noire où les faces blanches extatiques se multiplient.
Peu à peu, derrière les croix et les cierges, derrière les bannières et les statues, derrière les prêtres et derrière les Saints, la foule disparaît, on ne sait où, mystérieusement, le long  des petits chemins ou dans la nuit bleue, là-haut, peut-être !

Dimanche 24 juillet.Comme la Vieille Eglise est trop petite, c’est dans le bosquet, devant le calvaire de granit, qui est aussi une chaire à prêcher, que la messe sera célébrée.
L’autel est dressé sur le banc de pierre qui entoure le calvaire. Une voile de navire étend son ombre au-dessus. Partout flottent des étendards, jaunes et noirs aux armes de saint Yves, tout blancs semés des hermines de Bretagne, blancs et jaunes en l’honneur du Pape, et rouges et verts et bleus. Là-bas, alignés contre un mur, ce sont les pavillons des bateaux de pêche. De chaque côté de l’autel, deux drapeaux de France, offerts jadis par les marins de Plougrescant au retour de la guerre de Chine. Chaque année, ce sont les veuves de ces braves qui réparent la soie tricolore. On les voit à toutes les fêtes, ces drapeaux, et leurs devises se déploient à toutes les processions du pays. 

Sur l’un :
Evit Doue hag ar Vrô
Enor da Sant Goneri. 


Sur l’autre :
Honneur et Patrie
Gloire à Saint Gonéri.


Ils flotteront toute la journée sur la terre du Saint, allant de la chapelle à l’Eglise, de l’Eglise au Presbytère, pour accompagner les Patrons ou pour reconduire les prêtres. Ils salueront, en s’inclinant trois fois en avant, en se croisant l’un l’autre de gauche à droite et de droite à gauche, et, malgré le vent qui secoue leurs grands plis de soie, ils dresseront, au bras de ces hommes forts, toute la journée, leurs longues hampes, fièrement.
Le prêtre est à l’autel, et tout le peuple a les yeux fixés sur lui. Sa chasuble de forme ancienne est faite d’une vieille étoffe qu’on vénère comme un vêtement de saint Gonéri.
Voici que, derrière l’autel, dans la chaire de granit, au pied du calvaire, un capucin apparaît. Et vraiment, sous ces arbres, au pied de cette croix, parmi cette foule pieuse, que ce moine évangélise en langue bretonne, c’est comme une vision du Moyen Age ; c’est un retour bienheureux vers le temps de la Foi ; c’est une heure de prière et d’espérance.


La messe est terminée. Aussitôt deux hommes se placent devant le porche de l’église, portant sur leurs épaules le reliquaire où repose le chef vénérable du Saint. Et tous courbent la tête et passent, pieusement inclinés sous la relique. Des mendiants sont là qui font la haie jusqu’à la porte, les mains tendues, les yeux vagues, la voie suppliante.
C’est un remous violent du peuple qui se presse ; ce sont des voies d’enfants, des lamentations de pauvres ; c’est la fanfare qui joue des airs bretons ; ce sont des coups de boîtes et des chants de prêtres lointains. Et c’est le cantique partout, le cantique de la Mission, le cantique à la gloire de la Mère du Saint.
« Est-ce bien la même, dit une femme près de moi, si richement habillée ?
- Certes.
- Vous en êtes sûr, au moins ?
- Très sûr.
- C’est la joie, alors, qui l’aura ainsi rajeunie, Monsieur. Pensez donc, c’est la première fois qu’elle vient à Plougrescant voir son fils, la bonne mère ! Tous les ans, lui, va, le lundi des Rogations, la voir, elle, dans son île de Loaven. C’est Monsieur le Recteur qui l’a invitée à la Mission, et demain, nous irons tous la reconduire chez elle…Oh ! sûr qu’elle est joyeuse et toute embellie ! »
Les vêpres sont dites. La procession va se rendre de la Chapelle à l’Eglise Neuve. La petite cloche grêle répond par coups précipités aux larges vibrations de l’ample sonnerie. La foule est énorme, mais sa joie est grave et recueillie. Je n’ai pas entendu à Plougrescant, pendant ces inoubliables journées, une parole qui fût discordante ; à peine si j’ai pu regretter la présence de deux chanteurs ambulants, dégoisant la complainte des petits ramoneurs de Fougères ; c’est la seule chose française et vulgaire qui ait troublé la haute harmonie bretonne de ce Pardon. Les soirs même, le bourg demeurait grave, et, par les routes, aux environs, le seul bruit des voitures ou des pas ou des conversations à voix basse accentuaient le religieux silence des retours.
Voici la procession : la croix à clochettes et les cierges et les petits choristes rouges et violets marchent en tête ; puis se sont des jeunes filles en blanc, avec un ruban bleu sur la poitrine ; elles ont la grande coiffe de Plougrescant aux deux larges cornets de dentelle ; voici les pavillons des barques précédant la statue de sainte Eliboubane que portent des femmes vêtues de noir. Elles sont trente-six qui alternent pour ce pieux devoir. Graves et recueillies, elles font une garde d’honneur à la Sainte. De grandes dames, on dirait ; ce sont des femmes de pêcheurs, de goémoniers, de marins de l’Etat et du commerce. La Sainte est toute éclatante, duchesse radieuse parmi sa Cour noire. Ce sont maintenant des enfants qui portent des bateaux pavoisés ; puis, la bannière de saint Yves ; la statue de la Sainte Vierge apparaît dans des flots de mousseline blanche. Voici la statue de saint Gonéri et les précieuses reliques, escortées par les grands drapeaux de France ; puis les moines et les prêtres, le maire et son conseil et la foule des fidèles.
La procession entre dans la Grande Eglise.
Le bon recteur monte en chaire. C’est un vrai breton, celui-là, un cœur chaud, une imagination ardente, un enthousiaste des choses de la Bretagne et de la foi ; son discours est l’expansion de son âme.
Le Salut est chanté ; puis, la bénédiction donnée par les deux moines, la bénédiction pontificale, donnée avec leurs croix de bois.

Lundi 25 juillet.Cinq heures du matin. Le ciel est brumeux, le vent de mer souffle en tempête. La procession a quitté la Vieille Chapelle pour reconduire en son île la mère de saint Gonéri. Dans l’aube grise, très grande est la tristesse de notre marche, par les petits chemins tortueux, flanqués de haut talus, qui conduisent à la mer. En avant de la procession, j’entends un son triste de cloche ; on dirait la cloche des morts ; les pas frappent lugubrement le sol, et le cantique, hier si joyeux, s’attriste de lenteur dans cette brume. Nous marchons longtemps. La mer apparaît enfin devant nous ; le vent fait claquer les drapeaux et les bannières ; les rudes gars de Plougrescant ont fort à faire pour les tenir droits. Les voies aigües des femmes sont douloureuses et le refrain tombe pesamment, alourdi par les voix graves des marins.

Voici Loaven, une des nombreuses îles de cette baie d’enfer, qui, malgré la tempête, est aujourd’hui la Baie du Ciel. La petite île s’étend là comme une longue bête, verte et grise, s’essayant à sortir de la mer. Le vent redouble, les nuages courent plus pressés et plus sombres ; la mer est hérissée de pointes grises de rochers et de lames blanches qui déferlent ; plus loin, le Sillon de Talbert, le Min-Buaz, les Héaux, le Pan de Bréhat. Nous descendons vers le rivage. Toutes les barques de pêche sont là. La grève est semée de gros cailloux gris ; nous la traversons pour nous diriger vers notre barque.

C’est le moment des adieux. La foule entoure les Saints ; sainte Eliboubane se penche vers saint Gonéri pour lui donner le dernier baiser ; mais voici que, dans la pieuse accolade, le voile de la Sainte s’accroche à la crosse du Saint « Elle ne veut pas partir, disent les femmes ; elle veut rester avec son fils ; il faut qu’elle reste avec nous, on ne doit pas la violenter. »

Par bonheur, le voile, dans un mouvement des porteuses, se détache et la foule consent au départ de la Sainte. Elle monte dans la barque qui l’attend, une barque sans voiles, de peur que, dans une secousse, quelque toile ou quelque mât ne l’effleure. La barque part sous la poussée des avirons qui clapotent. Tous les bateaux s’emplissent ; il ne reste plus au rivage que la garde d’honneur de saint Gonéri et quelques femmes que la grosse mer effraie.
Nous partons. Notre barque a nom Yves-Goneri : c’est assez dire qu’elle est la filleule du recteur ; c’est le plus beau bateau de la côte ; Cloarec en est le patron, un nom prédestiné. La flottille est noire et les voiles sombres sous ce gros temps. Notre bateau file vite, à peine penché, mais là-bas, à droite, nous apercevons une petite barque fortement secouée ; un instant même, nous la voyons tellement couchée que l’eau la menace, et nous avons peur ; mais soudain le mât casse, la petite barque se redresse, elle est sauvée et nous rejoint bientôt parmi les rochers de l’île. Et les passagers qu’elle amène s’inclinent pieusement devant la Sainte dont la protection s’est manifestée pour eux.


Les femmes débarquent sur le dos des hommes ; on nous met une planche, avec, pour garde-fou, un aviron tenu à chaque bout par deux marins.
La Sainte est portée respectueusement, vers les femmes qui l’attendent, par deux pêcheurs entrés dans l’eau jusqu’à mi-jambe. Le gouverneur de l’île, Louis Le Corre, sa femme et ses enfants conduisent la procession vers l’Oratoire de la Sainte. Il est bâti de l’autre côté de l’île, à cinquante pas de l’ancienne chapelle, dont il ne reste que quelques pans de murs, non loin du mûrier fameux, qui plonge ses racines tortueuses dans les vagues.
A droite, s’élève le rocher qui sert d’autel, aux Rogations, quand saint Gonéri vient faire sa visite annuelle à sa mère. Les porteurs de bannières grimpent au sommet du rocher, d’autres l’entourent ; un des moines adresse quelques paroles aux fidèles, et la Sainte qui attendait à la porte de son oratoire, la franchit. On la replace sur son autel.
Nous défilons tous dans la petite chapelle, et tristes, comme si nous avions en nous une piété de moins, nous reprenons le chemin du rivage.
A gauche, on me montre une croix surmontée d’une sorte de pointe ; c’est un bonnet phrygien, me dit-on, dont on décorait les croix pour les sauver, aux jours de la Terreur.
Nous montons dans notre barque, et un bon vent arrière nous pousse au continent en quelques minutes.
Puis la procession se forme, plus triste, sans la Sainte, et va reconduire le Saint dans sa chapelle. Et la petite cloche de Lan-Goneri laisse tomber ses pauvres notes grêles, tristes comme de petites larmes.
Il est dix heures. Et c’est fini. Les chants ont cessé, et les prières. Il faut se réveiller de l’extase et rentrer dans la vie.
O petits saints de Plougrescant, quels jours heureux j’ai passé près de vous ! Bons vieux petits saints, merci, qui m’avez rendu mes premiers rêves, mes rêves d’enfant pieux, enveloppé de foi, bercé d’espérance, dans le bonheur de la sainte maison paternelle.
Je n’oublierai jamais ces lentes marches pieuses. Chantant le même cantique, toujours, les yeux fixés sur la même croix, enfin sorti de ce moi qui se contemple et raisonne, je me suis perdu dans la foule sauvage. Et son âme est entrée en moi, pendant ces heures très douces ; et, mieux que le petit riche d’autrefois, dont la prière n’était qu’un cantique de reconnaissance, je fus vraiment ce petit enfant du peuple, le fils des pauvres qui ne savaient rien, l’humble qui ne saura rien non plus, sinon que le ciel est bleu, qu’il y a des étoiles et que, pour ceux qui souffrent sur la terre ou qui sont exposés au péril de la mer, les Saints veillent, là-haut, pour les protéger.


* Extrait de « La Bretagne qui Croit – Pardons et Pélerinages » de Louis TIERCELIN - 1894 -

repris à partir du blog consacré aux pages d'histoire de Plougrescant :


  entreterreetmer.unblog.fr

mardi 22 novembre 2011

Vie et culte de Saint Gonéry


Saint Gonèry (vitrail de la chapelle de Keralio)

Saint Gonéry, auquel la chapelle est dédiée, ermite venu au VI ème siècle de (Grande)-Bretagne, faisait partie de ce flot d'immigration "bretonne" vers notre péninsule "armoricaine" (100 000 immigrés pour 200 000 autochtones) qui commença dès le V ème siècle sous la pression des invasions des Saxons, Angles, Pictes, et peut-être aussi de la surpopulation des îles britanniques. L'analyse linguistique montre que les immigrés étaient issus principalement de Cornouailles, de Domnonnée (Devon) et du Pays de Galles.

Gonéry était accompagné de sa famille et de disciples dont Gildas, Tudy, Efflam, Suliau, Briac, Maudez, Tugdual… La tradition rapporte qu'ils étaient 72 et que Tugdual (premier évêque de Tréguier) était un cousin de Gonéry. Les "Vies" de ces différents saints, telles qu'elles nous sont rapportées ne confirment pas cette primauté de Saint Gonéry !

En quittant leur pays, les compagnons auraient trouvé une nef qui les attendait sur le rivage.
Ramant avec des fétus de paille, ils auraient abordé la côte d'Armorique "en l'lsle de Kermorvan, devant le Conquet, paroisse de Plou-Moger, en Léon", où leur embarcation, une auge en pierre, aurait disparu de manière aussi mystérieuse qu'elle était apparue, ce qui leur aurait fait penser qu'ils avaient bénéficié d'une singulière faveur du ciel.
Cette légende de l'auge de pierre comporte toutefois sa part de réalité : les navires de l'époque, des coracles*, étaient légers car constitués de membrures en bois recouvertes de peaux graissées et l'auge en pierre servait à la fois de lest à ces bateaux sans quille et de foyer pour conserver les braises. Après un atterrage un peu rude, il ne subsistait parfois du bateau que l'auge…


Les compagnons s'établirent entre l'embouchure de la rivière de Tréguier et l'anse de Port Blanc, avec un chef qui, bien que breton (d'outre-manche) portait un nom de forme romaine (Crescentius), bretonnisé en Creskent ou Crescant. La petite peuplade (plou en breton, du latin plebs, dans son sens population locale ) donna ainsi au territoire un nom qui, au fil des siècles, devint Plougrescant. La mère de Gonéry, Eliboubanne, s'établit à proximité, sur l'île Loaven.

Mais Gonery, poussé par une exigence d'ascétisme et de solitude, gagna l'intérieur de l'Armorique qui, à l'époque, était couverte de forêts difficiles à pénétrer. Arrivé entre les rivières du Blavet et de l'Out, sur un territoire appelé Branguili, situé près de Pontivy, il défricha un quartier de forêt et installa un modeste ermitage. Il découvrit à proximité un clan d'autochtones Armoricains idolâtres auxquels il entreprit d'enseigner l'Evangile. Un jour, trop absorbé par ses prières, il ne répondit pas au salut d'Alvant, le chef païen du lieu. Ce dernier, vexé, fit administrer par ses hommes, une sévère correction à notre ermite, le laissant pour mort. Ses bourreaux se mirent bientôt à trembler et furent atteint de maux inexplicables. Alvant vint alors demander pardon, ses hommes furent guéris, et lui-même se convertit. Bientôt de nombreux visiteurs vinrent à la porte de l'ermitage pour se recommander aux prières de Gonéry et obtenir la guérison de leurs maladies.

Convertis à la nouvelle foi, de nombreux bretons vinrent s'établir auprès du petit ermitage, poursuivirent le défrichement et créèrent ainsi un nouveau"plou", aujourd'hui Saint Gonnery (56920). Gonéry fut fort affecté par la perte de sa solitude.

C'est à cette période que ses compagnons restés à Plougrescant, ayant retrouvé sa trace, lui demandèrent de revenir. Il accepta considérant qu'il avait mené à bien sa mission d'évangélisation dans la forêt armoricaine.

Plougrescant avait Crescant (Crescentius) pour chef temporel et Gonéry en devint le chef spirituel. Sa mère, âgée et retirée sur l'île verdoyante de Loaven, à quelques centaines de mètres de la côte y menait une vie de piété et d'austérité, si bien que beaucoup la considéraient comme une sainte. Gonéry la visitait souvent et tenait compte de ses conseils pour sa nouvelle mission.

Une église fut construite, le service religieux organisé, et grâce à Gonéry, l'Evangile se propagea à Plougrescant. C'est là qu'il mourut et que l'on retrouva ses reliques, dans une auge de granit, à l'emplacement de la tour-clocher de l'actuelle chapelle.

Notons bien qu'à part le contexte général de l'immigration bretonne, qui de l'Armorique romaine fit la Bretagne médiévale, il ne faut rien rechercher d'historique dans cette légende fixée tardivement. Les premières traces écrites datent du XII ème siècle, six cents ans après les faits et il s'agit plutôt du mythe fondateur d'une petite communauté d'agriculteurs et de pêcheurs. Mettre cette communauté sous le patronage d'un saint illustre, assurait un intermédiaire proche pour communiquer dans sa langue avec un Dieu qui n'entendait que le latin, protégeait de la maladie par ses guérisons et son pèlerinage assurait notoriété et prospérité.
Mais même si les connaissances que nous avons sur la vie de Saint Gonéry ne sont sans doute pas toutes historiques ce qui est vraiment historique c'est que pendant des siècles des milliers de personnes ont vénéré ce saint.
Cette ferveur nous touche et c'est ce qui nous parait le plus important aujourd’hui.


Saint Gonéry, comme sa mère et de nombreux saints bretons de cette époque (VI ème siècle) furent en effet canonisés par la ferveur populaire et bien que Rome ait eu quelques réticences devant la prolifération de ces cultes, le pape Clément IX en 1676, puis Clément X, accordèrent une indulgence plénière à ceux qui visiteraient la chapelle lors de la fête du "saint".


La vénération de saint Gonéry a laissé des traces (chapelle, fontaines) à Plougras, Lanvellec, Locarn et, bien évidemment à Saint Gonnery (Morbihan)

La saint Gonéry se fête le 18 juillet, mais on a pris l'habitude de la célébrer le quatrième dimanche de juillet (grand pardon) et le lundi de Pâques (petit pardon).

Il y a quelques années, les prêtres étant encore assez nombreux, le pardon était une fête à la fois religieuse et profane.
Il y avait une première messe le samedi soir à l'issue de laquelle un feu de joie était allumé (tantad), symbolisant la lumière de la foi de saint Gonéry.
Le dimanche, un prêtre étranger à la paroisse, le "pardonneur", venait présider la cérémonie et prêcher. A la fin de la messe, qui réunissait de très nombreux fidèles venus de la paroisse et des alentours, le chef (crâne) de saint Gonéry, exposé dans une châsse en bronze, était porté par quatre hommes à l'extérieur de la chapelle et les fidèles en procession chantaient des cantiques bretons à la gloire du saint, puis défilaient sous la châsse pour bénéficier des grâces du saint.  Le reste de la journée du dimanche était consacré aux jeux traditionnels et à quelques libations...


Jusqu'en 1991, pour la fête des Rogations (trois jours avant l'Ascension), saint Gonéry allait rendre visite à sa mère dans l'île Loaven. Une foule nombreuse suivait la châsse transportée par des pêcheurs jusqu'à l'île où une messe était célébrée devant le petit oratoire de Sainte Eliboubane. L'Association des amis de la chapelle saint Gonéry a retrouvé des traces d'autres reliques, dispersées lors de la Révolution française, où le reliquaire en argent, qui les contenait, fut récupéré pour être fondu en  pièces de monnaie.



Note sur les coracles ou curraghs (gaélique) :

Bateaux communs à bien des épopées maritimes de moines celtiques, ces canots de cuir non pontés naviguaient dans toute l’Europe et jusqu’au large de Terre-Neuve et vont, entre le IVème et le VIIIème siècle, accomplir ce qui peut être considéré comme l’une des plus fantastiques épopées de l’histoire maritime.
D'une taille comprise généralement entre 9 à 12 m, ils étaient munis de deux mats à voiles rectangulaires et de rames.
Léger, très manœuvrant à l’aviron, possédant un très faible tirant d’eau et pouvant être réparé facilement et rapidement, le curragh était le bateau de cabotage et d’exploration idéal dans ces mers caractérielles où il est d’ailleurs toujours utilisé, sous une forme réduite: cwrwgl (origine du nom) au pays de Galles et curragh en Irlande. Ce canot est le dernier représentant de l’un des plus vieux types de bateau au monde.
Sa légèreté permettait également de le porter, en particuliers pour franchir un cap plutôt que d'affronter la haute mer : les toponymes "Tarbert", "Talbot", attestés en Grande Bretagne, se rapportent à cette pratique et nous renvoient au nom du sillon de "Talbert".

 Ci-dessous reconstitutions d'un curragh : 

                                                                                                                        

Des nouvelles de l'association des amis de Saint Gonéry

Nous publions un article sur notre association paru le 3 novembre 2011 dans Le Trégor; pour le lire après grossissement, cliquer sur l'article:

mardi 4 octobre 2011

La chapelle Saint Gonéry, « haut-lieu d'énergie » ?

                        
Au cours des visites qu'ils accompagnent, tous les guides de notre association, ont remarqué des réactions très étranges chez certains visiteurs et ont rencontré de singuliers chercheurs de « lieux d'énergie ». 
Intrigués et rendus curieux, ils ont observé, questionné et écouté pour en savoir plus. 
Deux d'entre eux, très cartésiens par ailleurs, nous relatent, avec toute la réserve nécessaire sur un sujet non scientifique, leurs propres observations et les théories géobiologiques avancées par ces chasseurs d'énergie cosmo-tellurique :

Depuis le début de nos visites guidées, au printemps 2011, plusieurs visiteurs nous ont signalé ressentir des vibrations positives d’énergie, spécialement sur 3 dalles au centre de la partie romane de la chapelle. 
Un de nos amis, sourcier et capable de déceler les endroits énergétiques, nous a confirmé cette qualité du lieu que certaines personnes peuvent ressentir plus ou moins fortement, suivant leur sensibilité au phénomène.
Certaines personnes ressentent effectivement une impression de bien-être accompagné de subtiles vibrations, état semblable à celui obtenu au cours de séances de méditation.
D'autres le ressentent beaucoup plus fortement, ainsi cette dame sans doute très réceptive du fait de ses dons de magnétiseuse, qui nous a signalé une intense sensation de chaleur et cette autre visiteuse dont le visage a fortement rougi.
Une discipline d’études, la géobiologie, suggère que notre sous-sol terrestre serait parcouru par un réseau d’ondes telluriques, formées par des fuites de l'énergie interne à la terre qui se combineraient à la présence d'eau et au magnétisme terrestre.
Beaucoup de chapelles ou d'églises auraient été bâties, suivant un savoir ancestral, sur des lieux privilégiés (souvent des lieux d’anciens cultes) où l'homme peut capter de bonnes vibrations émanant à la fois de la terre (énergie tellurique) et de l'espace (énergie cosmique)  : les hauts lieux d'énergie.
Nous serions donc récepteurs d’une énergie vibratoire issue de notre Terre, et, d’une autre source d’énergie provenant du Cosmos, suivant un concept d’ondes cosmo-telluriques qui auraient été canalisées dans des cheminées d'énergie cosmo-telluriques ou vortex par les anciens bâtisseurs comme au Mont Saint Michel ou à Vézelay et sur de très nombreux lieux de cultes anciens.
La géobiologie s’intéresse aux lieux privilégiés où cette énergie est détectable mais notre capacité à ressentir ces phénomènes naturels serait parasitée par le monumental maillage de champs électriques, électromagnétiques et ondes de toutes sortes dont nous entoure notre monde moderne.
Ce n’était assurément pas le cas de nos ancêtres d’où une détection plus aisée pour eux de ces lieux privilégiés et l’évidence d’y implanter les lieux sacrés de culte.
Pour la détection, le pendule du radiesthésiste viendrait compenser cette perte de sensibilité et nous voyons régulièrement des visiteurs, munis de leur pendule, manifestement habitués à tester divers lieux sur leur parcours de vacances. L’un d’eux nous a d’ailleurs communiqué des références de livres (voir en fin d’article) sur le sujet, qui le suivaient dans son camping-car.
Soucieux de comparer le niveau d’énergie suivant les lieux, un radiesthésiste nommé BOVIS a créé en 1930 une unité qui porte son nom. La mesure s’effectue au moyen d'un pendule et d’un graphique gradué en bovis, de forme semi-circulaire ou rectiligne, le plan d’oscillation du pendule s’alignant sur un chiffre.
Un de nos visiteurs a mesuré 55.000 bovis en la chapelle, nous disant qu’il avait trouvé 250.000 bovis dans la cathédrale de Chartres, haut-lieu d'énergie parait-il reconnu.
Le pendule ne fonctionnant que par son lien subtil avec l’expérimentateur, ce dernier doit concentrer sa pensée sur la question qu’il se pose : quelle quantité d’énergie en ce lieu ? 
L’implication d’une sensibilité psychique humaine dans cette procédure est un des éléments qui l’éloigne des critères actuels de l’expérimentation scientifique et de l’avis des géobiologistes eux-mêmes, la mesure peut beaucoup varier d’une personne à une autre.
De ce fait, la géobiologie ne peut donc pas être reconnue comme une discipline scientifique.
La science officielle, toujours évolutive, intégrera peut être un jour ces théories à partir d'éléments de mesure fiables et reproductibles ; en attendant nous ne pouvons qu’observer et relater cet aspect insolite et peu connu de notre chapelle.

Bibliographie :
Église romane, lieu d’énergie de Jacques BONVIN et Paul TRILLOUX. Éditions DERVY
Lieux d’énergie, lieux de vie d'Alain et Claudie BOUCHET. Éditions VÉGA
Les hauts lieux d’énergie en France d'Adolphe LANDSPURG. Éditions DANGLES